-A +A

La Bastide Saint Louis

Située sur la rive gauche de l’Aude, la Bastide fut construite sous le règne de Saint Louis en 1260, selon un plan quadrangulaire organisé autour de la place centrale, actuelle place Carnot. De nos jours, la Bastide Saint-Louis, délimitée par des boulevards aménagés aux XVIIIème et XIXème siècles sur les anciens fossés, a conservé le tracé des rues en damier et l’ensemble présente une richesse architecturale remarquable, tant au niveau des hôtels particuliers que des édifices religieux.

Maisons des mémoires

Maison où vécut le poète Joë Bousquet, paralysé, et dans laquelle il reçut tout ce que la première moitié du 20ème siècle comptait comme créateurs. Peintres, poètes et philosophes (Dali, Magritte, Paul Valéry, Aragon, Gide...) se succédèrent dans sa chambre que l'on peut voir aujourd'hui telle qu'elle était de son vivant. Exposition permanente sur sa vie, et expositions temporaires valorisant les artistes audois. Ouvert au public. . Du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h.

Hôtel de Murat (XVIIIè) - 5 rue Aimé Ramond

Du XVIIé s. jusqu’à la Révolution, il appartient à la famille des De Murat, magistrats. Confisqué en 1792 par l’Etat, il devient siège épiscopal de 1826 à 1906. Il abrite aujourd’hui, la chambre de Commerce et d’Industrie. Belle façade donnant sur la cour, grande porte cochère sur la rue. Possibilité d'entrer dans le bâtiment, pour observer (cour intérieure, escaliers monumentaux) Les autres ne sont pas ouverts au public.

Hôtel de Rolland (XVIIIè) - 32 rue Aimé Ramond

Construit de 1746 à 1761 par Jean-François Cavailhès, ancien marchand de draps et acheté en 1815 par la famille Rolland qui en resta propriétaire jusqu’en 1924. Il est aujourd’hui l’Hôtel de Ville et est le plus représentatif de l’architecture du XVIIIè siècle. Possibilité d'entrer dans le bâtiment. Façade monumentale au décor sculpté, façade sur la cour, escalier d’honneur

Maison du Sénéchal (XIVè) - 70 rue Aimé Ramon

Construite au XIVè siècle, elle aurait échappé à l’incendie du Prince Noir en 1355. Belle façade avec baies géminées et portail ogival. Fermé au public.

Maison Vines (XVIIè) - 26 rue Courtejaire

Construit par les descendants de Pierre Vines, receveur des tailles du diocèse au XVIIe siècle.II s'agit d'une grande maison à trois étages de hauteur décroissante, le troisième niveau étant occupé par les greniers. Deux gargouilles identiques assuraient l'écoulement des eaux, l'une à l'angle, l'autre rue piétonnière. Fenêtres rectangulaires à meneaux mais aussi plafonds à la française. Fermé au public.

Hôtel Bourlat (XVIIIè) - 81 rue de Verdun

Construit au début du XVIIIe siècle par Guillaume Bourlat, il fut acheté successivement par plusieurs fabricants ou anciens drapiers, dont la famille Castel au milieu du XIXe siècle. La façade, simple, est caractéristique des hôtels de cette rue, de même que la large porte cochère cintrée et l'étage noble. Le couloir s'ouvre sur une cour intérieure fermée par trois bâtiments avec dans la partie occidentale un bel escalier dont la rampe est en fer forgé. Fermé au public.

Hôtel Besaucèle - 87 rue de Verdun

Guillaume Besaucèle appartenant à une famille d’officiers de justice et d’hommes d’église acheta cet immeuble au XVIIIè siècle à partir duquel il dirigea une florissante entreprise textile jusqu’à sa mort en 1781.Par la suite, le propriétaire de la maison est Jean-Baptiste Marragon (1741-1829). Jardin surélevé dans la cour intérieure Fermé au public.

Les Hôtels particuliers

Les belles façades, les portes monumentales, les escaliers et les cours intérieures sont les témoins de l’apogée de l’industrie textile carcassonnaise au XVIIIè siècle. En voici quelques uns…