De la Bastide à la Cité

Culturel ,  Historique ,  Pédestre à Carcassonne

Carcassonne N431 - Cresit photo Paul Palau.jpg
Hotel de Roland -Mairie Carcassonne.jpg
La fontaine de Neptune.jpg
Pont vieux Carcassonne crédit photo omt carcassonne.JPG
  • A travers rues et places, ce parcours vous permettra de relier deux monuments inscrits au Patrimoine mondial: le canal du Midi et la Cité de Carcassonne.

    A travers rues et places, ce parcours vous permettra de relier deux monuments inscrits au Patrimoine Mondial: le Canal du Midi et la Cité de Carcassonne
  • Dénivelé
    70.84 m
  • Documentation
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Points d'intérêt
1 Colonne de marbre
Carrières de Caunes-Minervois, destinée au Grand Trianon
2 Eglise Saint-Vincent
Bel exemple du style gothique languedocien à large nef (20,25 m) et voûte imposante (23,5m). Clocher octogonal à base carrée qui abrite un carillon de 47 cloches. Riche mobilier d’art : tableaux et lutrin du XVIIe siècle, peintures de Gamelin, Nicolas Mignard et Pierre Subleyras. Rosaces et verrières du XVe siècle. Dans les niches du grand portail se trouvaient 4 belles statues de pierre du XIVe siècle ; très dégradées, elles furent déposées à l’intérieur. Elles représentent Saint Vincent en costume de diacre, Saint Louis fondateur de la ville-basse et deux apôtres.
Eglise Saint Vincent

Cette église paraît être propriété communale depuis sa construction, laquelle remonte au XIIIe siècle.
Le carillon de 47 cloches de Saint-Vincent

« Le bourg neuf ne fut pas plutôt édifié que les paroisses Saint-Michel et Saint-Vincent y furent transférées. En août 1283, le roi Philippe étant à Carcassonne, il fit don au recteur et au bassin du purgatoire de l’Eglise Saint-Michel de trois sols, trois deniers, une obole de rente, sur quelques maisons joignant l’église…. » « Son commencement ne fut qu’une petite chapelle » « en attendant qu’à partir de 1285 environ, commence de grossir, d’année en année, au profit de leur développement consécutif, le fonds de contribution des libéralités testamentaires »
3 Halle au grains
La charpente de l’ancienne halle aux grains, dans laquelle se faisait autrefois le commerce des céréales et où se trouvaient les mesures en pierre indispensables à cette activité, est caractérisée par le soin apporté au choix du bois et à l’agencement de la structure. La façon dont les poutres ont été disposées les unes par rapport aux autres, dite « en bras de Jupiter » a permis à l’ensemble de mieux résister au temps que le grès, dont l’usure a nécessité depuis XVIIIe siècle de fréquentes restaurations.
Halle aux Grains

Claude Marquié – Le patrimoine des communes de la Méridienne verte – pub. by Edition Flohic – 2000

Construites sur le terrain de l'Officialité cédé par Mgr de Bezons suivant lettres patentes du 9 juillet 1759 et ordonnance du 26 novembre 1761 (délibérations du conseil de la communauté des 9 novembre 1744 et 8 octobre 1761 autorisées par ordonnance de l'Intendant de Montpellier du 26 novembre 1761). Notes : De 1355 jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, les halles étaient aménagées sur la Place Vieille (actuelle Place Carnot)

Leur transfert sur l'emplacement actuel fut décidé par le Conseil de Communauté. Au cours de cette séance (du 9 novembre 1744) fut décidé que "le bâtiment qui renferme la halle et les étaux de cette ville étant sur le point de sa ruine et la communauté ne pouvant se dispenser de les reconstruire, ou de placer ailleurs ladite halle et les étaux, ils auraient proposé à l'Assemblée d'acquérir à Mgr l'Evêque une maison, masure d'église sous le nom de l'Officialité déclarée depuis fort longtemps en vétusté, pour y transporter les mêmes étaux et celle halle que ce projet avait paru si convenable qu'en le proposant, ils n'avaient été que l'organe public".

"En effet il en reviendrait beaucoup plus d'agréments à cette ville qui jusqu'ici a négligé tout ce qui pouvait l'embellir." De vives oppositions s'élevèrent contre cette mesure, oppositions formées par de nombreux intéressés, et surtout par les marchands de la place et des environs, par le Syndic des habitants forains.

Le Conseil politique, réuni le 30 novembre, repoussa ces oppositions et décida d'en poursuivre le déboutement devant M. Lenain, intendant du Languedoc. Pendant que la discussion se poursuivait, l'Evêque consentait la vente du terrain et la communauté s'en remettait, pour le prix et les conditions d'acquisition, à la décision de M. Lenain qui débouta les opposants et commit, par une ordonnance du 10 décembre 1744 le sieur Pitot, ingénieur et directeur des travaux de la Province à l'effet d'examiner le projet proposé et d'ouvrir une enquête de commodo et incommodo, dont il serait dressé procès-verbal.

Dès le 20 février 1745, M. Pitot déposa son procès-verbal duquel il résultait que, si la reconstruction des halles sur l'ancien emplacement ne coûtait que 9 000 livres, leur transfert et leur construction sur le terrain de l'Officialité, bien que devant coûter 15 000 livres, constituerait néanmoins un grand avantage pour le public. Il concluait donc au transfert et repoussait les oppositions faites à ce sujet, comme étant inspirées uniquement par l'intérêt personnel. Ces conclusions reçurent l'approbation du Conseil politique assemblé le 8 mars suivant et du chapitre cathédral, le 19 juin de la même année.

Les opposants renouvelèrent leurs démarches et la discussion se poursuivit ainsi jusqu'à ce que du procès-verbal d'expertise clôturé le 13 mars 1754 et autorisé le 4 novembre 1755, il ressortit que les droits de directe de l'Evêque avaient une plus-value de 693 livres 12 sols 1 denier, et de cette plus-value il résultait ainsi que l'Ordonnance sur arrêt du Conseil d'Etat en date du 12 juin 1759, que le Roi devrait à l'Evêque et à ses successeurs, une rente annuelle de 34 livres, 14 sols, plus 485 livres 16 sols pour 14 années d'arrérages de ladite rente depuis le 1er janvier 1745 jusqu'au 31 décembre 1758 ; en outre, l'Evêque devait jouir de la directe de tous les droits sur le restant du terrain dudit carron de l'Officialité.

De ce nouvel arrêt, sur lequel il fut expédié des lettres patentes le 9 juillet 1759 enregistrées à la Cour de Montpellier le 23 août suivant, il résulta que l'échange des directes n'était pas tel qu'il avait d'abord été convenu ; mais l'Evêque ayant bien voulu céder gratuitement les droits de directe et de seigneurie entière qui lui avaient été réservés, la communauté se trouva jouir en pleine propriété d'une portion de terrain dont elle était seulement engagiste.

Les choses en cet état, la communauté fut assemblée le 8 octobre 1761 et elle autorisa les officiers municipaux à se pourvoir devant l'Intendant en adjudication desdits terrains et masures de l'Officialité, moyennant la somme de 6 000 livres qui serait appliquée par l'Evêque au paiement des nouvelles constructions du palais épiscopal.

Le 2 novembre 1761, l'Intendant rendit une ordonnance conforme qui fut communiquée à l'Evêque le 4 du même mois.

Mgr de Bezons présenta à l'Intendant une requête communiquée dès le 5 novembre au Procureur de la communauté et tendant à ce qu'il lui fut donné acte de son acceptation. L'Intendant rendit alors le 26 novembre une ordonnance autorisant la délibération du 8 octobre et la communauté devint propriétaire " en vertu du pouvoir à Nous donné par l'arrêt du 26 janvier 1745, avons adjugé et adjugeons audit sieur de Berriac et de Besaucèle en qualité de députés de la Ville de Carcassonne, pour et au profit de ladite ville et communauté de Carcassonne, et en conséquence du consentement duquel sieur Evêque de Carcassonne, le terrain et masures appelés de l'Officialité avec l'entière seigneurie situés dans ladite Ville de Carcassonne, confrontant suivant le plan devant nous réuni dans l'inventaire dudit Maire et Consuls, de cers, la rue et traverse de l'Officialité, du midi, la rue de la Pellisserie, maison de François Azam, cordonnier, de Jacques Bardou, de Louis Lasserre et Armand Cazenove, d'auta : François Julien, Procureur, Raymond Bourrel, affineur, Bertrand Fournier, héritiers de Jean Saissac, Pierre Fournier, Bonnet , tailleur et Jean Carnet, maison de Jean Cahuzac et Marie Garric, veuve d'Estore, Antoine Destival, la rue Mage, pour en jouir, par ladite Ville en toute propriété comme de choses à elle appartenant…. "

La construction commencée en 1769 (mise en adjudication des travaux du 9 mars 1769) fut terminée en 1783.

L'agrandissement en fut envisagé par délibération du conseil municipal du 20 janvier 1860, approuvée le 29 septembre de la même année. La réalisation de ce projet entraîna l'acquisition de six immeubles.

Il convient de signaler qu'au centre de la place des Halles (appelée aujourd'hui place Eggenfelden en hommage à la Ville allemande avec laquelle Carcassonne est jumelée), est figuré à l'aide d'un cercle délimité par un pavage différent de celui de l'ensemble de la Place, l'emplacement de l'ancien pilori.
4 Cathédrale Saint-Michel
Visite: Ouverte tous les jours.

Présentation historique


Le roi Louis IX qui avait permis aux habitants des faubourgs de la Cité de s’installer de l’autre côté de l’Aude en 1247 leur fait construire de part et d’autre de la nouvelle bastide, deux églises placées sous les vocables de Saint Michel et Saint Vincent.

Saint-Michel comporte une large nef et un chevet formé d’une grande abside et d’absidioles. Après l’invasion du Prince Noir et la destruction du bourg en 1355, un rempart est construit et s’appuie sur la façade sud de l’église.
Nef de la Cathédrale

A l’origine couvert par une charpente, le sanctuaire reçoit une voûte au cours du XVIIIe siècle. Après le violent incendie qui ravage en 1849 l’église devenue cathédrale depuis 1803, Viollet-le-duc entreprend pendant près de 20 ans d’importantes restaurations.

Maître Autel
Maître Autel

L’édifice a conservé l’autel du XVIIIe siècle en marbre de diverses couleurs, surmonté de 2 anges adorateurs et d’un tétramorphe en marbre blanc qui soutient le tabernacle.

L’œuvre est réalisée de 1736 à 1746 par Jean-Baptiste Peru d’Avignon (1703-1790). La balustrade en marbre de Caunes date également du XVIIIe siècle et provient de l’Hôtel Dieu.

http://www.carcassonne-tourisme.com/carcassonne2.nsf/vueTitre/DocPatrimoineCathedraleSaintMichel5/$file/CathedraleSaintMichel.pdf
5 Portail des Jacobins
Dernier vestige des quatre portes ouvertes dans les murs des fortifications qui ceinturaient la ville basse, construits de 1355 à 1359. La porte fut reconstruite dans son état actuel sur son emplacement primitif en 1779. La cession à la communauté de la ville basse des murs, tours, fossés, remparts et chemin de ronde a été faite par un arrêté du Conseil en date du 31 mars 1778.
Porte monumentale des Jacobins

Notes : La construction de l'actuelle Porte des Jacobins remonte à 1779. Quatre projets furent soumis à l'examen des Maire, consuls et Procureur du Roi auxquels le Conseil avait adjoint MM. Siman, Alibert et Pech. La préférence fut donnée le 12 février 1778 sur le rapport de M. le Maire Dupré, à l'un des plans présentés par M. Dalbeau, architecte et Inspecteur de Ville. L'adjudication eut lieu le 8 mai suivant en faveur du sieur Pagnon de Saint-Paul de Fenouillet, sous le cautionnement des sieurs Pierre et Hugues Bernard, maçons et tailleurs de pierre de Voisins. La dépense avait été évaluée à la somme de 8.238 livres.

L'armorial ne fut pas compris dans cette adjudication, le Conseil s'étant réservé de le confier à tel ouvrier qui lui paraîtrait le plus capable. A la suite d'un concours, le sieur Parant, sculpteur de Carcassonne, s'obligea le 27 septembre 1779 à l'exécuter pour la somme de 400 livres. L'écusson extérieur portant les armes du Roi avait 10 pieds de haut sur 9 de large, les cordons de Saint-Louis et de Saint-Michel y étaient sculptés.

L'encadrement était formé par des branches de laurier qui durent être substituées aux palmes qui figuraient dans le projet primitif Celui de l'intérieur, un peu moins grand, était aux armes de la Ville, surmontées d'une couronne de comte entourée de branches de lauriers. Les écussons sont effacés aujourd'hui .
6 Bastion Montmorency
Au Sud-Est de la ville basse, la bastion de Montmorency, développé pendant les guerres de Religion, se situe en face du Pont-Vieux et englobe une clinique avec son jardin
7 Dôme de l'ancien hôpital
En 1728 un legs de Guillaume IV Castanier permet d’entreprendre la construction d’un véritable Hôtel-Dieu, terminé vingt ans plus tard. Les salles communes du rez-de-chaussée sont disposées en croix grecque, au centre de laquelle se trouve la chapelle, ce qui permet aux malades alités d’assister à la messe. En 1977, quand l’hôpital est détruit, ne sont conservés que le dôme couvert de tuiles vernissées et la porte de la rue Georges-Brassens.
8 Le Pont Vieux
Le pont de pierre qui a remplacé l’ouvrage féodal jadis bâti en amont, sur l’emplacement du pont romain, date du début du XIVème siècle. L’œuvre était en cours d’exécution en 1315, elle ne dut guère s’achever que vers 1320. Une imposition spéciale avait été instituée pour couvrir la dépense.

Dans les douze arches en plein cintre du pont de Carcassonne, les diamètres d’ouverture sont inégaux et leurs longueurs varient entre 10 et 14 mètres. On voit par là que l’ouvrage a été exécuté arche par arche, au fur et à mesure des ressources.

Le Pont Vieux

« Le pont était divisé en deux parties par un arc en pierre, fondé sur un avant et un arrière-bec, lequel formait la limite des deux communautés de la Cité et de la Ville-Basse. C’est là que se signaient les traités de paix conclus à la suite des dissensions intestines qui ont souvent agité les habitants des deux villes de Carcassonne.

L’aspect du pont n’a changé que depuis 1820. On y voyait encore à cette époque des parapets fort légers, flanqués de deux trottoirs gracieux. On sait que deux arches s’écroulèrent en 1436, mais outre la réparation qui fut faite alors, plusieurs autres parties furent remaniées en 1559 et même postérieurement, sans cependant lui faire perdre son cachet primitif. La restauration de 1820 est celle qui a le plus altéré son ancienne forme. » .

« Il était primitivement défendu sur la rive gauche par une tête de pont formidable qui enveloppait à peu près tout le faubourg actuel. Du côté de la Cité, il se reliait aux défenses de la forteresse par une ligne de courtines flanquées. »

En 1999, une étude menée par la Ville de Carcassonne et l’Architecte des Monuments de France en liaison avec les services de l’Etat a permis de dresser un projet de remise en valeur de l’extrémité est du pont Vieux et de l’entrée de la rue Trivalle.

La future rampe remodelée dégage la façade magnifique de l’ancienne manufacture de draps qui devint manufacture royale en 1696.

La 13ème arche à l’est du pont a été dégagée, la rampe d’accès entre les rues de la Barbacane et Trivalle ainsi que l’espace compris entre les façades des immeubles et le jardin Pierre et Maria Sire sont terrassés et nivelés, ce qui permet de dégager une esplanade utilisée en parking de voitures à l’ombre d’un mail de platanes nouvellement plantés.

« A l’entrée du pont, la chapelle de Notre-Dame de la Santé, est le seul vestige du plus ancien hôpital de la Ville. Bien que l’extérieur ait été restauré et que l’intérieur ait subi des remaniements, elle reste un beau spécimen de l’architecture du XVème siècle »
9 La Porte d'Aude
En bas de l’escarpement de la Cité, une muraille défendait le faubourg sur les bords de l’Aude. Cette muraille date du XIIIe siècle. Elle empêchait l’ennemi de se maintenir entre l’Aude et la Cité car elle était située à portée de jet des tours.
La porte d'Aude

La Porte de l’Aude (autrefois porte de Toulouse) : cette porte est percée dans la muraille des Visigoths *, au XIIe siècle. L’arc plein cintre, à l’extérieur semble être de cette époque par son appareil et la nature des matériaux employés.

Une longue rampe aboutissait à la grande barbacane et était battue par cette barbacane ; elle s’élève suivant une inclinaison assez roide, et, en faisant un lacet, conduit à une première porte, simple barrière, puis à une seconde porte défendue par un crénelage et commandée par un gros ouvrage en forme de traverse, terminé, à la hauteur des chemins de ronde de l’enceinte intérieure par une plate-forme et des merlons. A sa base, cette traverse est percée d’une porte qui donne dans les lices du sud-ouest. Il faut gravir, en dedans de l’enceinte extérieure, une rampe assez roide, battue par l’ouvrage qui masque la porte de l’Aude, percée dans le mur de l’enceinte intérieure. Cette rampe est dominée par deux tours. On arrive ainsi à un lacet qui oblige l’arrivant à se détourner brusquement pour atteindre la porte. Bien qu’il n’y ait devant cette porte ni fossé ni pont à bascule, il n’était pas facile d’y arriver car l’espace compris entre les deux enceintes forme une véritable place d’armes, un grand châtelet commandé de tous côtés par des ouvrages formidables.
10 Basilique Saint-Nazaire
Ouverture au public de 9 h à 12 et de 14 h à 19 h en été et de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h en hiver.
Une messe est célébrée tous les dimanches à 11 h.

La première église aurait été bâtie au VIe siècle, sous le règne de Theodoric, régent du royaume des Wisigoths. Le premier acte authentique mentionnant cette église date de 925. Le jeudi 12 juin 1096, le pape Urbain II vient à Carcassonne et bénit les pierres du chantier de la cathédrale Saint-Nazaire- et-Saint-Celse.
La basilique Saint-Nazaire

L'édifice est achevé dans la première moitié du XIIe siècle. Seuls la nef et ses collatéraux subsistent de la cathédrale romane, qui comptait également un cloître. Le transept et le choeur gothiques sont élevés pour partie sur l'emplacement du choeur roman à partir de 1269, date à laquelle Louis IX concède à l'évêque et au chapitre le droit d'empiéter de deux cannes sur la voie publique. Les remaniements gothiques s'achèvent au XlVe siècle sous les épiscopats de Pierre de Rochefort (1300-1321) et de Pierre Rodier (1323-1330). L'édifice, remanié de nombreuses fois, perd son statut de cathédrale en 1803 au profit de l'église Saint-Michel, située dans la Bastide. Elle reçoit en 1898 le titre de basilique octroyé par le pape Léon XIII. (Cl. M.H. 1840)
Portail roman (XIIe et XIXe siècles)

C'est vraisemblablement dans la deuxième décennie du XIIe siècle qu'est réalisée cette porte au niveau de la troisième travée du collatéral nord. Elle comporte 5 voussures retombant de part et d'autre sur cinq colonnettes ornées de chapiteaux. Seuls les deux chapiteaux les plus proches de la porte sont d'origine, l'ensemble ayant été refait par Viollet-Le-Duc d'après les éléments dégradés qui ont été conservés au musée lapidaire.
Voûte de la nef - XIe et XIIe siècles
Voûte de la nef

La nef romane de la basilique Saint- Nazaire est composée de six travées. Les arcs doubleaux de la voûte en berceau brisé retombent, de même que les arcs en plein cintre des nefs collatérales, sur des piliers ronds ou carrés. Sombre, la nef n'était éclairée à l'origine que par d'étroites fenêtres percées dans les murs des collatéraux ainsi que par des petits occuli ouverts dans le mur ouest. La décoration des chapiteaux est variée et comprend divers motifs : damiers, palmettes, entrelacs. La nef rejoint le transept gothique dans une parfaite harmonie architecturale, le choeur roman ayant été remplacé par un transept gothique à partir de 1270. (Cl. M. H. 1840)
Transept et choeur - De 1269 à 1330 et XVIIe siècle
Transept et choeur

Le transept et le chœur de la Cathédrale Saint-Nazaire sont édifiés à l’emplacement du chœur roman entre 1269 et 1330. Avec 36 mètres de largeur, chaque bras est composé de 3 travées rectangulaires terminées à l’est par 3 chapelles à chevet plat. Ces chapelles ont reçu de grandes verrières dont certaines datent du XIVe siècle.
Rosace sud - début du XIVe siècle
Rosace sud

La rosace sud du transept gothique de la cathédrale de Carcassonne comporte les armes de l'évêque Pierre de Rochefort (1300-1321). Les couleurs sont plus claires que celles de la rosace nord ; leurs teintes se fondent dans le mauve. Le quadrilobe central représente le Christ en majesté. À la circonférence, les quadrilobes figurent des animaux symbolisant les quatre évangélistes ainsi que les pères de l'Église. Pierre est reconnaissable aux clefs du ciel et de la terre, Paul à son glaive ; les deux saints sont également représentés dans la chapelle qui abrite le tombeau de Pierre de Rochefort. (Cl. M. H. 1840)
Vitraux du choeur (XIIIe - XIXe siècles)
Vitraux du choeur

Cinq vitraux éclairent le chœur, avec au centre la vie du Christ et, de part et d’autre, deux vitraux datant du XVIe siècle. Les colonnes de l’abside et du chœur ont reçu 22 statues représentant les apôtres, le Christ, la Vierge et plusieurs saints. Tout au long du XVIIe siècle, la cathédrale connaît de nombreux réaménagements. L'évêque Louis Joseph de Grignan (1679 - 1722), influencé par le modèle italien, fait mettre en place un choeur « à la romaine » avec un autel en marbre, entouré de grilles en fer forgé portant ses armoiries. (Cl. M. H. 1840)
Tombeau de l'évêque Razouls (ou Radulphe) - XIIIe siècle
Tombeau de l'évêque Razouls (ou Radulphe)

Le tombeau de l'évêque Guihèm Razouls ou Radulphe (1255 - 1266) est redécouvert par ]ean-Pierre Cros-Mayrevieille en 1839, dans la chapelle que le prélat avait fait construire en 1260. Sur le mur occidental, son effigie se détache en demi-relief d'une niche. Revêtu de ses ornements, l'évêque tient sa crosse, dont la volute manque, et bénit de la main droite. Au dessous, sous une frise de feuillage, trois lignes donnent des renseignements sur la mort de l'évêque et font l'éloge de sa grande charité. La partie inférieure du sarcophage représente en relief la cérémonie de l'absoute, douze chanoines entourant le lit du défunt dont un évêque asperge le corps, tandis qu'une femme prie. En guise de signature humoristique, le maître d'oeuvre sculpte dans la partie gauche du monument un petit ange caché, riant aux éclats.
Tombeau de Pierre de Rochefort - XIVe et XIXe siècles
Tombeau de Pierre de Rochefort

L'évêque Pierre de Rochefort (1300- 1321) descend probablement d'une famille hérétique de la Montagne Noire. C'est sous son épiscopat que la cathédrale Saint-Nazaire reçoit la rosace sud et que l'on termine la voûte du transept sud. Son tombeau se trouve dans la chapelle située entre la nef et le croisillon nord. L'évêque est représenté sur le mur ouest, entouré de l'archidiacre du diocèse Pons de Castillon et de l'archidiacre Gasc de Rochefort. Le triptyque est surmonté de trois gâbles. L'évêque bénit de la main droite et tient sa crosse ouverte vers ses fidèles. Dans le soubassement, le cortège funéraire est figuré par des statuettes représentant treize personnages, prêtres, chanoines et clercs. Sur le sol, la dalle funéraire, regravée au XIXe siècle, laisse apparaître les armes de l'évêque, tandis que des anges encensent de part et d'autre l'effigie du défunt.
Pierre du siège
Pierre du siège

Il s’agit d’un fragment de bas-relief représentant un siège, scellé dans le mur ouest du transept. Ce fragment date de la première moitié du XIIIe siècle : l’assaillant force les lices d’une ville fortifiée. Plusieurs hypothèses ont été émises sur la représentation de ce bas-relief, notamment celle de la mort de Simon de Montfort tué devant les murs de Toulouse. A côté, on a placé une dalle funéraire que l’on attribue au tombeau de Simon de Montfort. Viollet-le-Duc et ses successeurs ont mis en doute l’authenticité de ce vestige archéologique.
Arbre de Jessé - Fin du XIIIe ou début du XIVe siècle
Arbre de Jessé

La chapelle de la Vierge, dans le bras nord du transept, est éclairée par un vitrail consacré à l'arbre de Jessé, c'est-à-dire à une allégorie généalogique du peuple chrétien au travers de l'ascendance du Christ. Cette verrière, qui se lit de bas en haut, est composée de 24 panneaux occupés chacun par un personnage. En bas, au centre, Jessé est endormi ; de son flanc sort l'arbre généalogique représentant les sept principaux ancêtres de Jésus, à savoir son fils le roi David puis Salomon, Roboam, Abias, Azam, Josaphat et Joram. Au niveau de chaque ancêtre, les prophètes regardent les différentes générations monter vers la venue du Messie. Dans le tympan de la fenêtre, le Christ apparaît en majesté entre la Vierge et l'apôtre Jean et préside à la Résurrection.
Arbre de vie - Début du XIVe siècle et 1853
Arbre de vie

La chapelle Sainte-Croix, dans le transept sud est éclairée par une verrière consacrée à l'arbre de Vie. Ce thème est dû aux méditations du franciscain saint Bonnaventure (1221-1274) sur les vertus et les bienfaits du Rédempteur. Le tronc central s'élève et ses branches portent douze vertus. Vers le haut de l'arbre, le Christ apparaît cloué sur sa croix de couleur rouge fixée sur le tronc vert de l'arbre. Il devient par là même l'arbre de la croix, l'arbre de la Vie éternelle. La restauration du vitrail en 1853 a rajouté dans la partie inférieure gauche l'arche de Noé, dans la droite l'Arche d'alliance et fait naître l'arbre de Vie du Péché originel. A l'origine, l'arbre de Vie serait né non pas du paradis ni du péché originel, mais de la Crucifixion du Christ, les parties basses auraient représenté l'apôtre Jean et la Vierge Marie.
Orgue - De 1637 - 1639, 1680 - 1687, 1772 - 1775 et 1982 - 1985
L'orgue de la basilique Saint-Nazaire

Après les guerres de Religion, la réforme catholique se met en place. L'évêque Vitalis de Lestang (1621- 1652) fait installer un orgue par Crespin Verniole. Il subsiste de cette époque la partie centrale du buffet, réalisée par deux ébénistes carcassonnais, Jean Rigail et Jean Melair. L'orgue est en effet reconstruit entre 1680 et 1687 par Jean de Joyeuse, puis agrandi, en 1772-1775, par Jean-Pierre Cavaillé. De 1900 à 1904, Michel Roger altère l'instrument en laissant intacts les sommiers et la plus grande partie de la tuyauterie. L'ensemble est restauré de 1982 à 1985 par Barthélemy Formentelli, qui a repris le matériel d'origine et copié les tuyaux neufs sur l'ancienne tuyauterie. (Cl. M. H. 1840)
11 Château comtal
Présentation historique
Le château à l'époque romane

Dans les premières années du XIe siècle, le vicomte Bernard Aton Trencavel entame la construction d'une nouvelle résidence destinée à remplacer le château vicomtal primitif que la tradition historique situe sur l'emplacement des tours de la porte Narbonnaise.

Le palatium, ainsi désigné, est implanté sur l'extrémité occidentale de l'éperon rocheux, il s'adosse sur l'enceinte antique et sur trois de ses tours, les tours de la Chapelle, de la Poudre, et la tour Pinte dont on entreprend alors la surélévation. La demeure s'étend sur deux corps de bâtiment dominés par un donjon carré, l’un à l’ouest, l’autre disposé en retour d’équerre vers l’est, et ne comprend alors qu’un étage couronné d’un parapet crénelé dont les vestiges sont toujours lisibles dans les maçonneries.
Le Château Vicomtal

Avec la construction de la chapelle Sainte-Marie sur le côté nord, le château s’organise désormais vers 1150 selon un plan en U autour d’une cour, que refermait peut-être à l’est une clôture de structure légère de type palissade.

A la fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe siècle, la salle voûtée du donjon est enrichie d’une grande fresque murale sur laquelle se développe une frise animalière et un combat de cavaliers Francs et Sarrasins qui pourrait retracer les affrontements auxquels participa le vicomte Bernard Aton.
Les aménagements du château à l’époque royale

Dans les années qui suivirent la création de la sénéchaussée royale, entre 1228 et 1239, le château est doté d'une nouvelle fortification. Une chemise armée de créneaux et de tours rondes munies d'archères forment autour des corps de bâtiment un périmètre de 80 m sur 40m. Une porte encadrée de tours jumelles à l'est ainsi qu'une porte charretière à l'ouest en commandent désormais les accès.

L’installation d’une garnison royale à partir de 1242 impose l’agrandissement du château : les corps de logis gagnent ainsi un étage et on établit contre le mur sud de l’enceinte un bâtiment nouveau dont les vestiges sont conservés sur l’espace actuel de la cour dite « du Midi » ; les bases en pierre d’une colonnade au rez-de-chaussée ainsi qu’une croisée à remplage rapportée à l’étage au cours du XIVe siècle permettent de mesurer l’ampleur d’une grande salle d’apparat et de pièces résidentielles. La défense est complétée à l’est et au-delà d’un fossé sec par une barbacane semi-circulaire couronnée de créneaux et dotée d’une porte fortifiée.
12 Porte Narbonnaise
La porte Narbonnaise ouvrant la place forte sur son flanc oriental, est un ouvrage complexe alliant aux divers dispositifs militaires les éléments de prestige et de confort.
La porte Narbonnaise

Deux hautes tours jumelles renforcées par des becs destinés à dévier les tirs des assaillants sont liées par un châtelet où est aménagée la porte protégée par un système de doubles herses. Ce dispositif défensif est complété par un assommoir aménagé dans le passage et par des meurtrières placées aux différents niveaux pour assurer des tirs frontaux et verticaux des arbalétriers.
Les deux tours de la Porte Narbonnaise

En cas de guerre, des hourds en bois maintenus par des solives fichées dans les murs pouvaient être promptement installés au-dessus de la porte et sur le couronnement des tours afin d'améliorer la défense active. L'équipement domestique dont elle a été doté, saloir, citerne, cheminées, montre que l'intention était de pouvoir maintenir longuement une garnison dans le cas d'attaques ou de sièges. Mais la porte Narbonnaise n’est pas seulement une construction remarquable conçue pour l'art de la guerre ; les salles qui se superposent aux différents niveaux expriment en effet les raffinements de l'architecture gothique avec le soin apporté aux fenêtres à remplage ouvertes côté ville, aux voûtes sur croisées d'ogives et aux cheminées monumentales.
Dame Carcas
Dame Carcas

A partir du XVIe siècle, la Cité perd progressivement les attributs du pouvoir au profit de la Bastide, ce qui explique certainement l’apparition de légendes destinées à redorer son prestige. Ces histoires font partie d’un cycle lié à Charlemagne, la plus célèbre étant celle de Dame Carcas, Sarrasine qui aurait défendu la ville pendant 7 ans face au redoutable empereur. Alors que celui-ci levait le siège, Dame Carcas l’aurait appelé, ce qui aurait fait dire à l’un des proches de Charlemagne : « Sire, Carcas te sonne », d’où le nom de la ville.

Le buste installé aux Tours Narbonnaises est une reproduction en pierre de la statue originale, conservée au musée lapidaire de la Cité.
13 Musée des beaux arts
Installé dans l’ancien Présidial, ouvert sur les boulevards plantés de platanes de la ville basse, le musée des beaux-arts offre un refuge au charme sensible, contrepoint à la silhouette grandiose de la Cité moyenâgeuse.

Bel exemple de générosité pédagogique et scientifique, c’est en 1845 que la Société des Arts et Sciences offrit à la ville de Carcassonne un ensemble de 102 tableaux pour son musée. A l’origine de cette société, une Commission des Arts et Sciences avait été fondée en 1836 avec pour but “ …de rechercher, de conserver avec soin et de classer, dans un dépôt public, tout ce qui appartient aux antiquités et à l’histoire du pays… ”. Par la suite, outre les dépôts du musée du Louvre et de l’Etat, les dons de généreux Carcassonnais poursuivirent l’enrichissement des collections avec notamment les dons et legs : Courtejaire (1876, 1880 et 1884), Coste-Reboulh (1892), Chénier et Raynaud (1893), et enfin au XXème siècle Delteil (1984), Pla (1990) et Cahuzac (1995). Depuis 1985, grâce à l’intérêt de la Ville pour son musée et au soutien du Fond régional d’Acquisition des Musées, de nouvelles œuvres ont encore complété ce bel ensemble.

Les collections du musée des beaux-arts de Carcassonne présentent un riche panorama de la peinture occidentale des XVII, XVIII et XIXème siècles. Le visiteur peut y découvrir également une collection de faïences (Moustiers, Marseille, Toulouse, etc... ) ainsi que des tapisseries et objets d’art (présentés en alternance).
14 Place Carnot
Le plan de la Bastide présente un vaste quadrilatère aux rues et traverses rectilignes, se coupant à angle droit, avec deux axes principaux, l'un orienté est-ouest, l'autre nord-sud. Au croisement de ces 2 voies, les arpenteurs royaux tracent une grande place. Après 1355 la place est réduite aux proportions que nous connaissons aujourd'hui. De ce fait sont créées les rues Pinel et de l'Aigle d'Or. Après l'incendie de 1622 qui a détruit plus de 150 maisons et les couverts bordant la place où étaient installés des commerces, la construction d'une nouvelle halle au blé (halles actuelles) sur le terrain de l'Officialité permettra de dégager la place au XVIIIe siècle.
Place Carnot

Pendant la période révolutionnaire, le 27 décembre 1792, fut guillotinée Jeanne Establet, dite Jeanne la Noire accompagnée de deux de ses complices. Deux ans après, c'est le tour du curé Henri Beille, vicaire d'Alet, prêtre réfractaire, seule victime de la Terreur.

Dénommée Place Impériale sous le Premier Empire, Place Royale sous la Restauration, puis Place Dauphine, place de la Liberté et place de la Révolution, place aux Herbes en 1852 et enfin Place Carnot en 1894.
Place Carnot

Au cours du XIX° siècle, la place fait l'objet de travaux de restauration et de modifications concernant entre autres, l'alignement des maisons côté est, la plantation d'arbres, la démolition des banquettes entourant la place, la pose aux quatre coins de candélabres-vasques (1887), l'éclairage au gaz, le pavage, etc…

Sous la Monarchie, après l'effondrement d'une maison en 1843 et la vétusté des couverts, la Municipalité entreprend de restaurer entièrement le côté ouest de la Place. Ainsi est construite, une belle façade sur un plan régulier style pseudo-antique (Louis-Philippe).

En 1913, le côté est de la place est mis en valeur par un bel immeuble construit à l'angle de la rue Barbès : l'hôtel de la Société Générale " un vrai monument décoratif " fait l'admiration de tous les Carcassonnais. Sur le haut de la façade sud, on peut voir la statue de saint Vincent de Paul (1894).

C'est sur cette place que les Carcassonnais découvrent le cinématographe, en plein air, face au célèbre " Café Not ", deux poteaux maintiennent une barre transversale sur laquelle est enroulée une toile blanche servant d'écran. La nuit venue, la toile est descendue, les spectateurs s'installent et, tout en consommant un rafraîchissement, assistent à la projection d'un film muet, mais passionnant.

Henri Alaux – Carcassonne Ta Ville – November 1994.

Dans les années 1993-1994, la Ville de Carcassonne a envisagé de procéder à des travaux de pavage de la Place Carnot et à une expertise des platanes, compte tenu de leur état sanitaire afin de déterminer leur espérance de vie.
Il a donc été décidé de renouveler ces plantations. Cependant par souci de sauvegarde des platanes, véritables monuments historiques, treize d'entre eux ont ainsi plantés dans la Plaine de Sports de Mayrevieille et au Stade de Romieu. Ils ont fait l'objet de soins attentifs.
L'abattage des arbres malades confirmera les diagnostics établis car plusieurs avaient le tronc entièrement creux et représentaient un danger effectif tant leur résistance au vent était amoindrie.
La plantation des sujets a été réalisée au moyen d'une machine appartenant à la société allemande qui appliqua à Carcassonne la technique employée à l'occasion des Jeux Olympiques de Munich.
Calepinage et pavage de la place ont été menés à bien en trois mois. Parallèlement, la fontaine de Neptune, les quatre fontaines d'angle, le poduim, le mobilier urbain étaient restaurés, suivant le projet général de l'Architecte en Chef des Monuments Historiques.
Alimentée en eau recyclée, la fontaine bénéficie de jeux d'eau et de lumière. Cette réalisation est l'œuvre d'étudiants du lycée Jules-Fil.
La place Carnot a retrouvé une nouvelle vitalité. Le marché des fruits et légumes se tient les mardis, jeudis et samedis matins. Les terrasses de café et les piétons ont avantageusement remplacé l'automobile. Pendant la période estivale, du printemps à l'automne, la Municipalité organise des animations musicales sur le podium. Tous ces éléments font que la Place Carnot est un des lieux du Centre-Ville les plus appréciés des Carcassonnais et des touristes et promeneurs.

La première fontaine construite au sud de la place au XVII° siècle, vers 1675 étant constituée d'un gros rocher supportant une statue de Neptune de " grandeur colossale ". L'eau se déverse du haut du rocher dans 4 vasques, elle coule aussi de la gueule de 4 chevaux marins surmontés d'un personnage mythologique, entre chaque cheval se trouve un dauphin. Un grand bassin reçoit les eaux qui se déversent par des rigoles dans les rues situées autour de la place.
La fontaine de la place Carnot

Le 28 juillet 1751, il est décidé l'édification d'une fontaine en marbre sur la place, le chantier est confié en 1752 au Sieur Barata, sculpteur italien. En 1759, le travail n'est toujours pas commencé et ce n'est que le 5 mai 1767 que le Sieur Barata, fils aîné, prend la suite des travaux pour les terminer le 3 juin 1771. Sur les quatre faces du monument sont gravées des inscriptions en latin, figurent également les armes de la Ville sur le côté nord et les armes de la France, côté sud.

Inscriptions côté est : " Ut fugit unda fluens, fugiunt sic ludicra caecae munera fortunae, nec manet usque favens ". " Comme fuit cette eau qui passe, ainsi s'enfuient les dons si précieux de la fortune aveugle ".

A l'occasion de la visite du duc d'Orléans et de son épouse à Carcassonne, en 1839, la municipalité organisa une fête populaire et la fontaine fut alimentée en vin rouge.
71 mètres de dénivelé
  • Altitude de départ : 109 m
  • Altitude d'arrivée : 109 m
  • Altitude maximum : 152 m
  • Altitude minimum : 103 m
  • Dénivelé total positif : 71 m
  • Dénivelé total négatif : -71 m
  • Dénivelé positif maximum : 36 m
  • Dénivelé négatif maximum : -43 m
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Excellent
  • Une belle découverte

    un parcours sympa qui nous a beaucoup aidé dans la découverte de Carcassonne

  • Super

    Super itinéraire, simple à suivre et qui permet de faire le tour de Carcassonne. Si je devais faire découvrir la ville à un ami, j'emprunterai certainement le même itinéraire.