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Plus d'histoire sur la bastide Saint Louis

Joyau de la Ville actuelle, la bastide est délimitée par les boulevards aménagés aux XVIIIème et XIXème siècle sur les anciens fossés de la ville autrefois fortifiée. L’enceinte militaire et les portes défendent la ville basse : l’enceinte de celle-ci fut bâtie de 1355 à 1359, sous les ordres du comte d’Armagnac ; son pourtour était de 2.800 m ; les bastions furent construits postérieurement à 1359 ; on se borna, à cette époque, à élever aux angles des tours rondes, d’une dimension plus considérable que celles des autres parties de l’enceinte.

Vers la fin du XVI° siècle, à l’occasion des guerres de religion qui désolaient le Midi de la France, on flanqua la ville de 4 bastions disposés à chaque angle ; c’était le bastion de Saint-Martial au nord-ouest, le bastion de la Figuières au nord-est, de Montmorency au sud-est, de la Tour Grosse ou des Moulins au sud-ouest (actuellement du Calvaire).

 

A la veille de la Révolution de 1789, la ville basse n’avait encore que 4 portes :

  • Celle de l’ouest, de Toulouse ou des Augustins (rue de Verdun) ornée de deux belles tours qui formaient comme un châtelet, qui furent restaurées en 1749, mais un arrêt du Conseil en date du 31 mai 1778 ayant fait cession à la Communauté de la Ville- Basse des murs, tours, fossés, remparts et chemins de ronde, à perpétuité, les consuls laissèrent détériorer ce monument, qui fut entièrement détruit en 1806.
  • La porte nord ou des Carmes (extrémité de l’actuelle rue Georges Clemenceau).
  • Celle de l’est ou des Cordeliers, à l’extrémité est de l’actuelle rue Aimé Ramond (ancienne rue de la Mairie).
  • Celle du sud ou des Jacobins, actuellement conservée et classée ainsi que ses abords sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. La porte des Cordeliers était dans les premiers temps de la construction de la Ville sur l’emplacement de la porte de l’ancien palais de Justice, à l’extrémité est de la rue Mage (actuelle rue de Verdun), elle a été reportée en 1571 à l’extrémité de la rue de la Pellisserie (actuelle rue Aimé Ramond).